Environ deux cents mots, signés avant que quiconque ne descende à terre.
Certains à bord disaient qu’une fois à terre ils useraient de leur propre liberté, « car nul n’avait le pouvoir de leur commander ». Ils n’avaient pas tort. La patente valait « pour la Virginie, et non pour la Nouvelle-Angleterre ».
Le 11 novembre, avant que quiconque ait débarqué, quarante et un hommes signèrent donc un bref accord. Ils s’engageaient à « se lier par un pacte et s’unir » en « un corps politique civil », à faire « des lois justes et égales » pour « le bien général de la colonie », et à leur obéir. Ils signèrent en loyaux sujets de leur roi : se gouverner soi-même au sein d’un ordre juridique plus vaste, et non en dehors de lui.
Bradford écrivit qu’un tel acte pouvait être « aussi ferme que n’importe quelle patente, et à certains égards plus sûr », et le nomma « le premier fondement de leur gouvernement en ce lieu ».
Un gouvernement peut commencer par une signature. Mayflower fonde chaque communauté de la même manière : par un pacte écrit, dans le cadre du droit fédéral et de celui de l’État, que ceux qui y vivent, y bâtissent et y investissent peuvent lire et sur lequel ils peuvent compter.
Sources : Bradford, Of Plimoth Plantation, cité en orthographe modernisée ; Pilgrim Hall Museum, le pacte du Mayflower et ses quarante et un signataires ; State Library of Massachusetts, le manuscrit de Bradford.