Mercatoria

Mayflower, une plateforme de Mercatoria

Des gens libres. Une terre nouvelle. Leur propre pacte.

Pour les fondateurs, les bâtisseurs, les responsables publics et les investisseurs qui créent de nouvelles communautés autonomes sur le sol américain : fondées sur le consentement, dans le cadre de la Constitution, et bâties pour durer.

Tableau d’un voilier au mouillage dans un port calme, au crépuscule
Pl. ILe Mayflower dans le port de Plymouth, par William Halsall, 1882.Pilgrim Hall Museum. Domaine public. Source
ILa cabine

Au-delà des limites de leur patente, ils se donnèrent par écrit leur propre gouvernement.

Leur patente s’étendait au nord jusqu’à 41 degrés. En novembre 1620, le Mayflower toucha terre bien au-delà. Parcourez les journées, de la patente au Pacte.

  1. Février 1620

    Une patente pour la Virginie

    Leur patente émanait de la Compagnie de Virginie de Londres. La Virginie de cette compagnie s’étendait au nord jusqu’à 41 degrés, une ligne qui coupe l’Hudson un peu au-dessus de Manhattan. Ils comptaient s’établir près de l’Hudson, à l’intérieur de ces limites.

    « un voyage pour fonder la première colonie dans les parties septentrionales de la Virginie » Le Pacte

  2. 6 septembre 1620

    Prendre la mer

    Le Mayflower appareille de Plymouth, en Angleterre, avec 102 passagers. En plein océan, une tempête fait ployer et fend l’une de ses poutres maîtresses. On la remet en place à l’aide d’une grande vis de fer que les passagers avaient apportée de Hollande.

    « les vents étaient si violents et la mer si grosse qu’ils ne pouvaient porter un pouce de toile » Bradford

  3. 9 novembre, au point du jour

    Terre

    Après soixante-quatre jours de mer, ils aperçoivent les Highlands du cap Cod, vers 41° 55′ nord. C’est cinquante-cinq milles marins au-delà des limites de leur patente.

    « après avoir longtemps louvoyé en mer, ils atteignirent cette terre que l’on appelle le cap Cod » Bradford

  4. 9 novembre, après-midi

    Les hauts-fonds

    Ils mettent le cap au sud, vers l’Hudson. Au bout d’une demi-journée, ils se retrouvent pris dans les hauts-fonds de Pollock Rip, au large de Monomoy, alors que le vent faiblit. Ils font demi-tour vers le cap Cod et se dégagent avant la nuit.

    « ils tombèrent parmi de dangereux hauts-fonds et des brisants rugissants » Bradford

  5. 11 novembre, au point du jour

    La rade du cap Cod

    Ils remontent au nord en louvoyant le long du cap et en doublent la pointe. Au point du jour, le 11, ils se présentent devant sa grande rade, par 42 degrés nord. Rien dans leur patente ne s’étend jusque-là.

    « une rade où mille voiles peuvent mouiller en sûreté » Mourt’s Relation

  6. 11 novembre 1620

    Le Pacte

    Aucune charte en leur possession ne s’étend jusqu’à ce rivage. Ce jour-là, avant que quiconque ne débarque, quarante et un hommes signent donc un bref accord pour se gouverner par consentement.

    « aussi ferme que n’importe quelle patente, et à certains égards plus sûr » Bradford

41° N, limite nord de leur patente La Virginie couverte par leur patente La route, telle que la reconstituent les historiens

Les dates sont en ancien style, comme les tenait Bradford : ajoutez dix jours pour les convertir dans notre calendrier. Entre les points attestés, la route est esquissée d’après S. E. Morison, qui suit W. Sears Nickerson. Sources : S. E. Morison, « The Mayflower’s Destination, and the Pilgrim Fathers’ Patents », Colonial Society of Massachusetts, 1951 ; William Bradford, Of Plimoth Plantation, édition du Commonwealth, 1898 ; Mourt’s Relation, 1622 ; Pilgrim Hall Museum, les passagers ; Pollock Rip ; Provincetown, par 42° 03′ N. Trait de côte : Natural Earth.

Environ deux cents mots, signés avant que quiconque ne descende à terre.

Certains à bord disaient qu’une fois à terre ils useraient de leur propre liberté, « car nul n’avait le pouvoir de leur commander ». Ils n’avaient pas tort. La patente valait « pour la Virginie, et non pour la Nouvelle-Angleterre ».

Le 11 novembre, avant que quiconque ait débarqué, quarante et un hommes signèrent donc un bref accord. Ils s’engageaient à « se lier par un pacte et s’unir » en « un corps politique civil », à faire « des lois justes et égales » pour « le bien général de la colonie », et à leur obéir. Ils signèrent en loyaux sujets de leur roi : se gouverner soi-même au sein d’un ordre juridique plus vaste, et non en dehors de lui.

Bradford écrivit qu’un tel acte pouvait être « aussi ferme que n’importe quelle patente, et à certains égards plus sûr », et le nomma « le premier fondement de leur gouvernement en ce lieu ».

Un gouvernement peut commencer par une signature. Mayflower fonde chaque communauté de la même manière : par un pacte écrit, dans le cadre du droit fédéral et de celui de l’État, que ceux qui y vivent, y bâtissent et y investissent peuvent lire et sur lequel ils peuvent compter.

Sources : Bradford, Of Plimoth Plantation, cité en orthographe modernisée ; Pilgrim Hall Museum, le pacte du Mayflower et ses quarante et un signataires ; State Library of Massachusetts, le manuscrit de Bradford.

Fac-similé en noir et blanc d’une page manuscrite : le texte du pacte du Mayflower, qui commence par In the name of God Amen, avec la date : au cap Cod, le onze novembre 1620
Pl. IILe Pacte de la main de William Bradford, à la page 54 du manuscrit Of Plimoth Plantation, l’histoire qu’il écrivit entre 1630 et 1650. L’original signé n’a pas survécu.State Library of Massachusetts ; reproduit dans James Truslow Adams, The Founding of New England, 1921. Domaine public. Source
IILa pratique

La fondation n’était pas un lieu. C’était une pratique.

Une ville déjà nommée, et une paix qui dura.

En décembre, ils traversèrent la baie jusqu’à un port que la carte de John Smith, en 1616, appelait déjà Plimouth. Ces terres n’étaient pas vides. C’était Patuxet, une communauté wampanoag presque vidée par les épidémies de 1616 à 1619, dont de nombreuses communautés tribales gardent le souvenir comme la « Grande Mort ».

La moitié de la compagnie mourut ce premier hiver. En mars 1621, Ousamequin, le Massasoit, ou grand sachem, des Wampanoag, vint avec soixante hommes et conclut un traité avec les Anglais. Aucune des deux parties ne nuirait à l’autre, et chacune viendrait en aide à l’autre en cas d’attaque. Tisquantum, un homme de Patuxet qui avait été emmené en captivité et avait vécu en Angleterre, servit d’interprète et montra aux colons comment planter leur maïs et où pêcher.

Le traité dura plus de cinquante ans. Le pacte fonda la colonie. La paix respectée la fit vivre.

Sources : Morison, sur le nom de Plymouth ; Plimoth Patuxet Museums, Patuxet ; Mourt’s Relation ; United States Mint, le traité de 1621.

Détail d’une carte gravée du dix-septième siècle de la côte de Nouvelle-Angleterre : Cape Anna, la River Charles, un port marqué Plimouth, le cap James recourbé autour de Stuards Bay, un navire sous voiles et une rose des vents
Pl. IIIPlimouth et le cap James sur la carte de Nouvelle-Angleterre du capitaine John Smith, tirée de son relevé de 1614, gravée par Simon van de Passe et publiée pour la première fois en 1616.Extrait de A Description of New England, Londres, 1616, exemplaire de l’université de Californie, via HathiTrust. Domaine public. Source

Des lois par consentement. Puis l’assemblée municipale.

En novembre 1636, le gouverneur, ses assistants et des hommes choisis dans chaque ville se réunirent, relurent le Pacte et consignèrent les lois de la colonie. La première voulait qu’aucune loi ne leur soit imposée « sinon celles qui seront faites ou imposées par consentement ». Chaque année, les citoyens de plein droit élisaient un gouverneur et ses assistants, pour un an et pas davantage.

Dans toute la Nouvelle-Angleterre, cette habitude s’enracina dans l’assemblée municipale : les électeurs d’une ville, réunis, élisent leurs responsables et votent les impôts et les dépenses. Beaucoup de villes de Nouvelle-Angleterre se gouvernent encore ainsi. Dans le Vermont, le Town Meeting Day, premier mardi de mars, est un jour férié légal.

Sources : Records of the Colony of New Plymouth, vol. 11, Laws, 1636 ; Encyclopaedia Britannica, town meeting ; Vermont Statutes, 1 V.S.A. § 371.

Sept hommes en costume assis autour d’une table couverte de bulletins pliés, qu’ils ouvrent et trient
Pl. IVDes habitants lors de l’assemblée municipale de Woodstock, dans le Vermont, en mars 1940, photographiés par Marion Post Wolcott.Farm Security Administration, Bibliothèque du Congrès. Domaine public. Source

La Frontière inscrivit cette pratique dans la loi.

En juillet 1787, le Congrès de la Confédération adopta l’ordonnance du Nord-Ouest pour le territoire situé au nord-ouest de l’Ohio. Elle fixait comment cette terre nouvelle en viendrait à se gouverner elle-même, par des étapes mesurables par tous. Ses articles étaient des « articles de pacte entre les États d’origine et le peuple et les États dudit territoire », appelés à demeurer inaltérables « sauf consentement commun ».

Cinq États furent formés à partir de ce territoire : l’Ohio, l’Indiana, l’Illinois, le Michigan et le Wisconsin. Le même plan porta le pays jusqu’au Pacifique.

Sources : National Archives, l’ordonnance du Nord-Ouest, avec transcription ; Minnesota Secretary of State, les États issus du territoire.

L’autonomie s’est construite par étapes, selon des seuils fixés par écrit à l’avance.

IIILa nouvelle frontière

Une terre nouvelle, sous la même Constitution.

L’idée des « freedom cities » pose une question simple. Pourquoi de nouvelles communautés américaines ne seraient-elles pas fondées comme l’ont été les premières ? Sur une terre nouvelle. Par consentement. Dans le cadre de la Constitution et responsables devant elle, mais libres de bâtir.

Rien de tout cela n’échappe à la loi. Plymouth se gouvernait en loyal sujet de son roi. Les territoires se gouvernaient sous l’autorité du Congrès. Une communauté nouvelle se gouverne dans le cadre de la Constitution, « la loi suprême du pays », ainsi que du droit fédéral et de celui de l’État. Ce qu’elle écrit pour elle-même, c’est son pacte.

Fixé au-dessus de tout pacte
Écrit dans chaque pacte

La Constitution

La loi suprême du pays. Aucune charte locale ne peut l’écarter.

Les droits de chaque citoyen

La liberté d’expression et de culte, la procédure régulière, l’égale protection des lois et le droit de vote, ainsi que les tribunaux qui les garantissent.

Le droit fédéral et celui de l’État

Une communauté est fondée dans leur cadre et en répond devant eux.

Les affaires de la nation

La monnaie, les traités, la défense et les frontières relèvent des États-Unis.

Qui gouverne

Comment les responsables sont choisis, ce qu’ils peuvent faire et comment ils quittent leurs fonctions.

Les règles pour bâtir et travailler

Le foncier, la construction et l’entreprise, dans la marge que la loi autorise.

Comment se règlent les différends

Médiation, arbitrage et tribunaux locaux, convenus avant d’être nécessaires.

Comment le pacte évolue

Par le même consentement qui l’a fait naître.

Ce qui se tient au-dessus du pacte ne bouge jamais. C’est dans ce qui y est écrit qu’une communauté fait ses preuves.

Source : Constitution of the United States, Article VI, transcription des National Archives.

Le soleil se levant sur l’Atlantique sous un long banc de nuages, sa lumière courant sur l’eau calme jusqu’au rivage
Pl. VPremières lueurs sur l’Atlantique depuis Coast Guard Beach, à Eastham, sur la côte extérieure du cap Cod, en septembre 2016. Le 9 novembre 1620, le Mayflower fit route au sud le long de ce rivage.Photographie d’Aprof2. CC BY-SA 4.0. Source
IVCe que nous bâtissons

Ce que Mayflower bâtit avec ses partenaires.

Le pacte

La conception de la charte : une constitution écrite pour la communauté, rédigée avec ses fondateurs, ses propriétaires fonciers et les autorités publiques dont elle requiert le consentement. Qui gouverne, selon quelles règles, et comment ces règles évoluent.

Des capitaux par étapes

L’accès à un réseau de partenaires financiers, avec des capitaux engagés par étapes, à mesure que la communauté atteint des jalons qu’elle s’est elle-même fixés et qu’elle peut démontrer.

Bâti pour durer

Une architecture de pérennité convenue avant le premier coup de pioche : accords de développement, droits acquis, règlement des différends et assurances, superposés pour que ce qui est bâti ne dépende d’aucune élection en particulier.

Une base économique

Des entreprises d’ancrage, des métiers et la main-d’œuvre qualifiée pour les faire vivre, afin que la communauté subvienne elle-même à ses besoins.

La pratique est ancienne. La terre est nouvelle.

VPartenariat

Fondateurs, bâtisseurs, responsables publics et investisseurs de tous les États-Unis : parlons-en.

Chaque mission Mayflower est conduite par un partenaire reconnu aux États-Unis, sous mandat écrit. Elle commence par un échange privé et un périmètre défini par écrit.

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